20.12.2010
dernières images du Tchad...
03.11.2010
Un octobre au tchad
Les pluies sont maintenant dernière nous et nous entrons dans de longs mois sans la moindre goutte d’eau. Et, déjà la nature se transforme à nouveau, les herbes asséchées prennent petit à petit le dessus sur la verdure. Le niveau de fleuve amorce lui aussi la descente. Après avoir atteint une hauteur record depuis 1988, menaçant même d’inonder complètement la ferme, le Chari retourne gentiment dans son lit.
2 petits français ont eu la chance de vivre ce changement avec nous la dernière semaine d’octobre. Ils ont pu à la fois découvrir une Afrique verdoyante, abondante en eau et une Afrique savane ou on a envie d’imaginer un lion ou une girafe sortir de l’horizon ! Mais en plus du paysage, nous les avons fait entrer dans la vie des tchadiens, en passant par le marché traditionnel, en visitant le Chef Maurice, en rencontrant les enfants…
Merci à vous d’avoir dépasser les barrières de l’inconnu et d’avoir oser venir voir ce qui se passe un peu plus bas sur Terre !
Et puis, à la ferme, le travail (pour nous) a repris. La récolte du riz se poursuit. Comme promis voici les différentes étapes en image ...
La coupe des tiges
ensuite ils vannent le riz afin de séparer les impuretés du grain
Et pour finir la mise en sac (environ 90kilos).
Nous sommes ravis de voir que les résultats sont bons, voir très bons pour une première. Grâce à leur travail ; les gars peuvent s’assurer d’avoir du riz durant toute la saison sèche et en bonus la paille de riz pour aliment les vaches.
Autre point très positif, le potager des femmes ! Hé oui grâce aux palabres et u peu de temps, elles sont devenues actrices de ce projet et ça marche. Les paniers commencent à se vendre. Leur fierté était grande lorsqu’elles ont appris que l’argent entrait dans la caisse. Elles ont chanté, dansé, tapé des mains…. Voila, pourquoi ça vaut le coup de se battre et de poursuivre, pour ses femmes, pour leurs enfants, pour leur envie d’avancer et d’évoluer.
Alors même de France vous pouvez participer à cette aventure en faisant don de graines par exemple…. Avis aux donateurs !
3 mois après qu’elles soient parties en transhumance, nous sommes allés rendre visite aux vaches à 80km de N’Djamena vers l’est. Nous avons été très surpris de découvrir un tout autre mode d’élevage. Les vaches passent la journée dans un petit bukaru fait de tige de mil. Ainsi, elles sont protégées du soleil mais surtout des insectes, très agressifs à cette saison. C’est seulement au coucher du soleil qu’elles sortent pour une longue nuit de pâture. En même temps que les animaux, nous avons aussi revu une partie des bergers et le petit Baba-Maloum, avec sa maman Ache, qui a bien poussé.
Rien ne vaut quelques photos pour partager un peu notre quotidien africain…. A bientôt.
10.10.2010
Nouvelles du Tchad
Voila maintenant 1 mois que nous sommes installés à la ferme. Enfin la brousse nous ouvre ses portes et nous laisse découvre le quotidien des villageois.
En brousse, les journées commencent très tôt. Le soleil pointant son nez autour de 5h30, les activités sont très matinales. Les femmes, surtout, partent au champ. Nous sommes en fin de saison des pluies, les travaux champêtres sont donc la priorité afin d’assurer une bonne récolte et ainsi des réserves de nourriture pour la saison chaude. Elles cultivent principalement le sorgho et le Gombo pour préparer la traditionnelle « boule » à la sauce Gombo ! Certaines font un peu de maraîchage et vendent les produits sur les marchés locaux.
Mme Ramat dans son champs de Gombo
Après la récolte, le Gombo est seché une journée au soleil.
Comme en France, les jours de marché tournent de village en village. A Raf, c’est le mercredi. Mais, le marché reste tout petit. Tous attendent avec impatience le dimanche jour du marché de Koudoul, petite ville sur la route de N’Djamena. Chacun s’entasse dans des Clandos (petit taxi brousse) pour se rendre au marché, voir les amis et boire un verre.
Comme dans de nombreux pays africain, les villages sont sous l’autorité d’un chef traditionnel. Celui de Raf s’appelle Maurice, il est père de 21 enfants, avec plusieurs femmes bien sur ! Ils vivent tous ensemble dans une concession. Une concession est un ensemble de petites maisons regroupé autour d’une cour commune. Chef Maurice vit des affaires, de la pêche et du travail de ses femmes… d’où l’intérêt d’en avoir plusieurs !
A la ferme, nous sommes aussi dans les champs. Nos essais de culture ont plus ou moins bien marché mais cela nous permet de mieux connaitre le sol et les conditions. Nous serons prêts pour les 40ha l’année prochaine.
Pendant que les gars s’activent au défrichage, déherbage, nous nous sommes lancés dans la taille des citronniers du verger. Attention aux épines qui font des dégats… Et puis le mois d’octobre va être marqué par récolte du riz. Tout se fait manuellement, mais cet événement fera l’objet d’un article.
En parallèle, nous avons lancé un petit groupement avec les femmes du village pour produire des légumes que nous essayerons de vendre « aux blancs » de N’Djamena. L’objectif de cette activité est à la fois d’apporter un revenu à la ferme mais aussi de contribuer au développement du village en permettant aux femmes d’avoir un peu d’argent en plus.
Pour le moment, le principe n’est pas encore vraiment compris par les femmes, mais avec quelques heures de palabres et de patience, on devrait y arriver.
Et puis pour nous, un nouveau rythme se met en place, celui de 2 petits blancs perdus dans la brousse tchadienne. Pour notre plus grand plaisir, nous prenons enfin le temps de prendre le temps. On a jeté les montres et on vit comme nos voisins au rythme du soleil ! De 7h00 à 18h00, nous sommes dehors allant de travaux en travaux jeter un œil sur les gars, arrosant notre potager, discutant avec les gens de passage, ou encore se promener au village et rendre visite au Chef….
Nous avons aussi de la compagnie avec notre chienne Musca dit muscadet ! Un toutou bien grasouillet qui suit Marion dans les moindres de ses mouvements …

